Les caténaires Intschi-2

Les caténaires ont beaucoup évolué dans l’histoire des chemins de fer, c’est tout aussi vrai pour celles qui sont utilisées sur la ligne du Gothard.

Leur entretien ou leur modernisation se faisant au fur et à mesure de leurs usures, d’accidents divers ou profitant de nouvelles technologies, il n’est pas rare de voir plusieurs générations de caténaires coexister sur un même parcours.

De plus, notre projet reproduit des zones qui peuvent être à une bonne dizaine d’années l’une de l’autre. Au milieu de toutes ces possibilités, j’ai opté pour une version qui existait dans les années soixante. En voici le plan.

Ce portique ne se trouvant pas dans le commerce, j’ai fait appel à mon ami Marc, pour le modéliser. C’était déjà lui qui avait modélisé le pont de l’Intschireuss.

L’idée étant de se rapprocher suffisamment de la forme pour qu’il n’y ait pas de doute quant à l’époque, tout en le rendant utilisable pour y souder les fils de la caténaire.

Le fil de la caténaire ne pouvant se souder sur la résine du portique, j'ai contourné ce petit problème en insérant un fil de cuivre dans un trou de 0.6mm dans l’isolateur. Nous sommes bien d’accord que dans la réalité ce n’est pas comme ça, mais à l’échelle 1 :160, « ça devrait le faire ». Clin d'œil

La technologie évoluant sans cesse, il pourrait être intéressant de faire « pousser » cette structure en 3D, via un processus de résine durci aux UV. J’ai donc contacté la société DRIM 3D pour avoir un premier devis et quelques conseils.

Les premiers contacts sont excellents et le retour d’information quant au rendu de la résine, l’amélioration de zone fragile et l’optimisation de la surface utilisée, en grande partie responsable du temps processus et donc du coup final de la pièce sont on ne peut plus convaincants.

Nous allons donc revoir en grande partie le design pour « industrialiser » notre portique. Encore du boulot pour Marc! Innocent

Fin février, nous avons redessiné le portique en y incluant les tolérances du fabriquant et séparé le portique en plusieurs pièces de manière à maximiser le remplissage de la surface.

Résultat, une offre tout à fait acceptable de la société Drim3D.

La commande est lancée pour 20 ensembles.

Fin Mars, le matériel est là. Super bien emballé. Bravo! Sourire

Magnifique précision des pièces. Tout à l'air de bien se connecter.

C'est toujours aussi plaisant de passer d'un modèle 3D visualisé sur un écran d'ordinateur, à la réalité.

C'est vraiment tout petit. Les isolateurs font 3.5mm de haut pour un diamètre de 2.5mm. Magnifique Sourire

Prochaine étape, le collage, la peinture et la pose sur les modules d'Intschi. Mais d'ici là, il se sera écoulé plusieurs mois...

Les voilà posées sur le module de Philipp. Cela n'a pas été sans peine. Le matériau étant plutôt rigide et mes sections étant très faibles, un grand nombre d'isolateurs ont cassé lors du montage. Il va donc être nécessaire de modifier les dessins si l'on veut que ce soit utilisable.


 

18.12.2012

La semaine dernière, Christophe m'a montré comment réaliser des portiques caténaire en laiton. Ni une ni deux, me voilà commandant les profils nécessaires, chez Hassler-Profile.

5 jours plus tard, le tout arrive chez moi :-)

Magnifique de précision ces profils Surpris

1ère étape, couper les profils à la bonne dimension.

Je me suis fait un petit posage pour faciliter la coupe en série.

Et j'ai grandement apprécié, la Dremel avec son cordon souple, pour couper tout ça.

La partie la plus facile et la plus rapide. Découpe de profile H 2mm x 2mm x 70mm pour les poteaux verticaux et profile en I 2mm x 1mm x 61mm pour l’horizontal. Le tout pour une série de 12 portiques.

Passons à la soudure. Pour la première fois, j’utilise du flux liquide pour faciliter le brasage. Ca ne coûte pas cher et c’est vendu par le fabriquant de profil. Clin d'œil

Un petit peu de flux sur la zone que je souhaite étamer.

Puis j’étame cette zone avec assez de soudure.

Je met un peu de flux sur le portique horizontal puis je chauffe la zone de soudure tout en poussant le portique horizontal, qui va venir se souder au poteau dès que la soudure a fondu.

Le résultat m’a l’air assez propre, mais il est vrai que je ne suis pas un spécialiste pour en juger.Clin d'œil

Idem de l'autre coté. Je me suis aussi fait un petit posage pour m'assurer de la perpendicularité des différents éléments.

Ensuite, je passe à la réalisation des bras qui vont tenir la ligne de contact, avec du fil en laiton dressé de 0.4mm de diamètre. C’est fin et rigide.

Je plie ce fil en forme de crochet, tout en y insérant un isolateur plastique Sommerfeldt.

J’ai rajouté, sur mon gabarit, une zone me permettant de souder les bras toujours à la même place. Puis, un peu de soudure sur le poteau et sur le bras, puis un peu de flux des deux cotés et finalement un petit coup de fer à souder et ça tient parfaitement.

Cool, ça commence à se monter et pour le moment, ça va assez vite. Les 12 portiques sont réalisés en quelques heures.

Passons à la réalisation des bras du fil porteur qui se trouvent au sommet du portique.

Un petit coup de pince à couper puis deux plis. J’introduit ensuite un isolateur de chaque coté.

La référence 393 de chez Sommerfeldt comportent des isolateurs de longueurs différentes, ce qui ne m’arrange pas spécialement.

Qu’importe ! Un petit coup de cutter et le tour est joué.

Il me faut aussi percer des petits trous de 0.5mm dans le portique horizontal afin d’y glisser les bras pliés.

Je me suis, encore, rajouté un petit posage pour pouvoir souder les deux bras du dessus du portique.

Et voilà finalement les deux types de portiques. Un pour les lignes droites et un pour les courbes. Le support vertical pour le bras central ainsi que les diagonales dans chaque angle sont réalisés avec de la tôle fine de 0.5mm x 1mm.

Il m’a quand même fallu 12 heures pour réaliser 12 portiques. Evidemment, je me suis empressé d’en poser quelques un sur le module pour voir l’effet rendu.

Même si ces portiques ne rivalisent pas avec certaines réalisations tout à fait extraordinaires de modélistes croisés au détour d’internet, l’effet devrait tout de même être assez sympa, une fois les portiques peints et la ligne électrique posée. Sourire


17.01.2012

Peinture à l’aérographe dans mon carton de fortune.

Pose des portiques tous les 13 cm, dans des trous de 3mm de diamètres. Si les courbes avaient été plus serrées, il aurait fallu les poser plus prêt les uns des autres.

Pour la réalisation de la caténaire, j’ai nettement plus transpiré.

Tout d’abords, j’ai soudé le fil du bas, en vérifiant avec une loco que le fil restait bien dans la zone de frottement du pantographe.

Ensuite, j’ai soudé le fil du haut, en lui donnant un petit angle au sommet.

Lorsque l’arrondi entre deux portiques me satisfaisait, j’ai soudé un petit fil au centre de la caténaire. A ce stade, c’est assez rigide pour poser tous les fils sur le parcours.

Ensuite, soudure des deux autres fils verticaux, sur chaque caténaire, entre les portiques.

A chaque extrémité, les fils horizontaux sont soudés sur un autre fil que j’ai fait passer par deux petits trous dans la paroi du module.

A l’entrée du module, le fil de la caténaire est suffisamment haut pour qu’un pantographe déplié puisse venir se positionner sous le fil, sans à coup. Ce qui permet, si on le souhaite, de faire vraiment frotter le pantographe sur le fil.

On voit bien, au niveau du portique, le décalage entre le fil du haut qui est toujours au centre de la voie et le fil du bas qui est positionné pour que le pantographe frotte dans toute la courbe. Ce qui donne cet effet penché, de la caténaire.

 

La largeur des portiques est plus faible que la recommandation des normes NEM 201 et 202, mais je n’avais pas la place, du coté de mur du bas, pour la respecter. J’ai cependant fait attention que les wagons modernes de voyageur, puissent passer sans rien toucher.

Ça me plait bien, mais les 260 soudures nécessaires à la réalisation de cette double voie de 1,4m n’ont pas été une mince affaire et ont mis à rude épreuve, ma patience de modéliste découvreur. Innocent

Dernière opération, qui fait très peur… Peindre la caténaire à l’aérographe, « en live », sur le décor déjà réalisé, en espérant ne pas en mettre partout !!! 

La zone du portique est la plus embêtante, si la caténaire est d’une autre couleur. Dans mon cas, j’ai tout peint de la même couleur, ce qui n’est pas tout à fait juste…Incertain

Au final, je suis assez content du résultat. Et puis ça m’a permis d’avoir des portiques proches de ceux qu’on trouvait dans les années 70.

Ouais, bon, d’accord, une petite tape dans le dos, de temps en temps, c’est pas désagréable. Langue tirée

Date de dernière mise à jour : 29/11/2013