La commande : ESU ECOS 50200

Et voilà, c'est parti pour une nouvelle aventure Sourire

Mon ami Philipp utilise la première version de la station ECOS d'ESU depuis plusieurs années et il en est enchanté. De mon coté, après avoir regardé ce qu’il existe sur le marché, je dois dire que le look résolument moderne, son écran tactile et son utilisation assez intuitive (testé sur la première version de Philipp) m’a enchanté. Il est vrai que le prix, 500 Euro en Allemagne, est assez dissuasif En pleurs, mais comme me l’a fait remarquer Philipp et de ce que j’ai pu en lire sur le web, tant qu’à faire les choses, autant les faire comme il faut du premier coup.

L’ESU Switch Pilot 51800. Cet accessoire permet, entre autre de connecter des bobines d’aiguillages, ou des lampes de feux. Selon certain forum, il n’est pas possible de commander des aiguillages PECO, grand consommateur de courant (2A) directement avec le Switch Pilot.

L’ESU Switch Pilot Extension 51801. Cet accessoire équipé de 4 relais permet, connecté au 51800, de piloter des feux et des zones de coupure de courant, ou de piloter les moteurs d’aiguillage PECO par décharge capacitive. Dans ce cas, je remplacerais simplement mon interrupteur manuel bi-stable par un des relais bi-stable du 51801.

Bref, tout plein d’essais à faire !

J’ai lu plein de chose sur différents forums, sur la difficulté de brancher des décodeurs Peco, grand consommateur de courant, directement sur le Switch Pilot. En fait, il suffit simplement d’alimenter le Switch Pilot avec un transfo annexe permettant de sortir assez de courant pour faire basculer le moteur Peco. Dans mon cas, j’utilise tout simplement les sortis alternatives d’un vieux transfo Arnold que je viens brancher sur les entrées PwA et PwB du Switch Pilot. La commande quand a elle s’effectue sur les entrée TrkA et TrkB qui viennent se brancher sur les sortie B et 0 du Main track de L’ECO 50200.

Le paramétrage de l’aiguillage (après lecture du mode d’emploi de l’ECOS 50200) est tout ce qu’il y a de plus simple. Pas de différence entre un aiguillage Arnold ou Fleischmann ou Peco, à l’exception du temps d’impulsion qui est un peu plus long pour le Peco. J’avais commencé avec 2500ms mais finalement, suivant la « dureté » des aiguillages, je mets entre 500 et 1000ms. C’est à adapter au cas par cas. Bon, faut avouer que ça fait un peu plus de bruit qu’avec une décharge capacitive. Cela endommagera-t-il les moteurs Peco ? Affaire à suivre…

Là où je me suis vraiment éclaté, c’est en réalisant le TCO de ma petite gare de Neuffen. C’est d’une simplicité enfantine. Après une heure, il était déjà fonctionnel. Si on rajoute une autre petite heure pour brancher les deux Switch Box, il m’aura fallu deux heures pour réaliser un TCO fonctionnel, là ou il m’aurait fallu une petite semaine pour en réaliser un en conventionnel. Non, franchement, c’est génial !

Mon ECOS 50200 est en place sur le réseau avec sa voie de programmation associée, pour y faire mes réglages de loco. J’ai testé sur le réseau, la conduite de 10 locomotives en simultané. Ça fonctionne parfaitement bien.

Quand même pas très content du bruit infernal que mes aiguillages faisaient, j’ai essayé de les alimenter en DC puisque les SwitchPilot ESU le permettent. J’ai donc confectionné une petite alimentation avec un pont de graetz, un condo et un régulateur ajusté avec deux résistances pour obtenir environ 23VDC. Résultat, ça fonctionne très bien et c’est déjà moins bruyant, mais ce n’est pas la fin de l’histoire…

Pour paramétrer un SwitchPilot, au départ, c’est super simple… enfin presque. Il suffit de le brancher sur la voie de programmation. De presser le petit bouton qui se trouve sur le SwitchPilot jusqu’à ce que la LED clignote. Puis de sélectionner votre premier aiguillage sur l’ECOS. Et voilà votre premier SwitchPilot avec les aiguillages 1,2,3,4 automatiquement stockés dedans. Pour les suivants, on refait les mêmes opérations mais on sélectionne sur l’ECOS l’aiguillage 5, ce qui va stocker les aiguillages 5,6,7,8 dans le SwitchPilot. Et on recommence avec le 9 pour 9,10,11,12, etc, etc…

Pour pouvoir vérifié tout ça on peut aller lire les CV dans le SwitchPilot, en oubliant pas de mettre une charge sur les sorties, sinon ça fonctionne pas… Au hasard, on branche un moteur d’aiguillage. Bref, on voit sur l’image de droite que le CV1=3, ce qui correspond aux aiguillages 9,10,11,12 qu’on retrouve sur l’affichage, juste au dessus, accessoire 9,10,11,12. Vous suivez ? Pas facile hein ! Mais bon, après une explication par un copain qui connaît, ça aide… Mais c’est pas fini !!! Ah oui, j'oubliais... tout ça fonctionne tant que le SwitchPilot est branché sur le rail de programmation...

Il faut encore mettre les CV 3,4,5,6 à 1 pour augmenter la tolérance de la limite max de courant. Enfin, surtout pour les PECO super consommateur de courant…

Et comme c’est les mêmes CV 3,4,5,6 pour tous les SwitchPilot, il ne faut pas oublier de mettre le CV1 à la valeur correspondant au SwitchPilot que vous êtes en train de programmer.

Un exemple ? Si, si, je suis sur que vous mourrez d’envie d’essayer de comprendre un truc fait, parait-il pour monsieur tout le monde…

Quelques exemples J

Pour programmer la limite de courant de l’aiguillage 1 à la valeur 1. il faut mettre CV1=1 et CV3=1

Pour programmer la limite de courant de l’aiguillage 2 à la valeur 1. il faut mettre CV1=1 et CV4=1

Pour programmer la limite de courant de l’aiguillage 5 à la valeur 1. il faut mettre CV1=2 et CV3=1

Pour programmer la limite de courant de l’aiguillage 8 à la valeur 1. il faut mettre CV1=2 et CV6=1

Un petit dernier ?

Pour programmer la limite de courant de l’aiguillage 11 à la valeur 1. il faut mettre CV1=3 et CV5=1

Si vous connaissez le binaire, c’est élémentaire, sinon…

Hé hé, maintenant que vous êtes bien chaud, on va passer à plus fun. En effet, tout ça fonctionne très bien tant que vous êtes sur le rail de programmation. Mais dès que vous câblerez ça sur votre réseau à travers le rail ou sur les fils qui sont utilisé pour piloter les locos sur le rail, vous ne pourrez plus accéder aux paramètres du SwitchPilot. Nan, mais on s’en fout, non ? Ben en toute franchise, je ne sais pas encore, mais ce qui serait très stupide c’est de ne pas mettre tout en œuvre pour pouvoir toujours communiquer avec ses accessoires, surtout si la fonction existe. Bref, ça s’appelle RailCom et pour l’activer, pendant que le SwitchPilot est encore sur le rail de programmation, il suffit de mettre le CV28=6 et CV29=136. Et non, je ne vous dirais pas pourquoi because il est 23h et j’ai déjà trop écris sur des trucs qui ont été inventés par des ingénieurs et qui sont théoriquement facile à comprendre, sauf que c’est pas vrai… Bouche cousue

Pfff… une fois tout ça bien compris et testé, je me suis dis que je pouvais commander (sur e-bay, ici) le reste des SwitchPilot pour mes modules de montage et pour ma gare de Baden-Baden qui n’est toujours pas câblé après 3 ans… Comme quoi, dès fois, il ne faut pas se précipiter Innocent

Ensuite, une partie facile à faire… enfin Sourire

Le branchement des aiguillages sur les SwitchPilot. Rien à dire.

Une fois tout ça câblé, y a plus qu’à faire les TCO. Rien à dire non plus. ESU a bien fait les choses. C’est super instinctif et si il vous manque une ou deux info, le mode d’emploi est assez claire. J’aime bien la fonction qui permet de passer d’un TCO à l’autre en ajoutant une fonction en bout de voie.

Bon, ouais mais c’est quand qu’on joue ? Parce que c’est bien joli tout ce bazar technologique, mais si c’est pour avoir plus de problème que de plaisir, ou est l’intérêt ??? Pied de nez

Allez ! Avec le digital on se fait des trucs trop cool, comme plein de loco indépendantes les unes à coté des autres. On s’arrête ou on veut et ça multiplie franchement les possibilités de manœuvres.  

Ça permet de se faire des quadruples tractions comme il y a régulièrement sur le Gothard.

Ça permet, grâce au paramétrage des CV des loco (C'est aussi une aventure Incertain ) d’avoir des trains qui ne prennent pas la poudre d’escampette dans les descentes et qui ne se traînent pas dans les montées.

Ça c’est beau à voir Surpris

Bon et puis le fin du fin !!! Piloter ces trains depuis son I-Phone via le WIFI. Trop bôôô. On passé une après-midi avec Philipp a faire circuler des trains et faire des manœuvres, chacun sur son I-Phone. Un vrai plaisir !!!

(C’est aussi un truc que je vous raconterais une autre fois.) Langue tirée

En passant, je remercie le dis Philipp, le spécialiste digital de notre petit groupe des 4 saisons / Gothard qui nous permets d’apprendre le digital grâce à son expérience.

Un dernier commentaire sur cette partie. Je ne sais pas si mes explications ont été très claires ? Mais devant l’opacité du mode d’emploi j’ai essayé de faire un petit complément qui, j’espère, aidera peut-être quelques un d’entre vous ?

Dernière étape de digitalisation des aiguillages, la gare de Baden-Baden.

Après avoir enlevé 4 boulons papillon, voici mon module de gare prêt à être opéré Rigolant

Les deux SwitchPilot sont installés à droite et à gauche, prêt des aiguillages. Les fils électriques sont dessoudés de la prise RS232 25 pôles puis rebranchés sur les SwitchPilot.

Le câblage analogique des blocs reste pour le moment encore en place, jusqu’à ce que je le remplace par un système digital.

Les deux aiguillages de sortie de gare qui se trouvent sur le module suivant sont reliés au SwitchPilot du module d’après, à travers un petit RS232 9 pôles.

Lors des essais, j’ai eu quelques difficultés à faire bouger un des aiguillages, un peu « dur ». En essayant de bouger un peu sont ressort, celui-ci a décidé de battre le record de distance en vol plané. Autant dire que je ne l’ai pas retrouvé !!! Du coup, j’en ai profité pour remplacer l’aiguillage court, par un long. Na !

Le dernier module qui comporte une boucle de retournement est câblé sur le dernier SwitchPilot qui recevait déjà les deux aiguillages de sortie de la gare de Baden-Baden. Je n'utilse pas de système digital de retournement puisque mes voies ne se croisent jamais, c'est comme si tout mon réseau n'était un grand Ovale.

Une fois la gare de Baden-Baden créée sur le TCO de l’ECOS2, il n’y a plus qu’à la tester avant de remettre le module en place.

A noter que j’ai modifié la valeur des CV 3,4,5 ou 6 pour quelques aiguillages particulièrement récalcitrants en remplaçant la valeur de 1 par 10 ou 15, ce qui modifie la durée de l’impulsion envoyée à l’aiguillage. Cette valeur étant un multiple de 65ms. (dans mon cas, 10x65ms ou 15x65ms).

Ma gare principale est enfin fonctionnelle, 4 ans après le début de sa construction… Pfff… faut pas être pressé !!! Incertain

Les aiguillages sont maintenant tous connectés et le réseau est utilisable à 100%. C’est trop cooollll Rigolant

Date de dernière mise à jour : 29/11/2013